Frédéric Herpoel ne se voit pas quitter l'Albert malgré la probable relégation
MONS - Hier matin, Frédéric Herpoel était l'invité de la DH et de sa Tribune VIP. Le Montois, du haut de ses 34 ans, a pu vérifier que son capital sympathie ne s'était pas écorché malgré la saison désastreuse qu'il vit.
L'occasion, pour lui, de faire le plein de bons mots, de révéler l'un ou l'autre secret (il porte chaque week-end depuis ses débuts à La Gantoise le même maillot de bain sous son short ! ) mais, aussi, de répondre à une question pertinente : estimez-vous faire une aussi bonne saison que la précédente ?
“Si vous voulez parler du premier but que j'encaisse à Mouscron samedi soir, je reconnais avoir été surpris par la déviation de la tête de Gonzague Vandooren”, reconnaît Fred. “Les prestations d'un joueur, et en particulier d'un gardien, dépendent des résultats globaux de l'équipe. Si j'avais été le dernier rempart de clubs comme Westerlo ou Malines, mes prestations auraient été davantage mises à l'honneur. Cela dit, les gens ne peuvent pas s'imaginer à quel point je suis touché par la situation actuelle de l'Albert. J'ai déjà dit ce que je pensais en ne commettant qu'une seule erreur : j'ai laissé parler mon c½ur.”
A travers le chat, on a également appris qu'au soir du succès face à Genk, lors de la seconde journée, l'avocat de Frédéric Herpoel avait rencontré Alain Lommers dans l'espoir de faire casser le contrat du gardien. En vain.
“J'étais persuadé qu'on avait les moyens, à Mons, de faire de l'Albert un club tranquille comme Westerlo. Deux personnes ont les cartes en main et je leur ai fait comprendre, en commettant l'erreur de trop parler avec mon c½ur.”
Dans ce contexte, une question s'impose : celui en qui les supporters s'identifient accompagnera-t-il son club en D2 ?
“Mon contrat court jusqu'en 2010 et j'ai toujours respecté mes engagements. Cela ne fera peut-être pas plaisir à certains, mais c'est comme cela que je vois les choses. La D2 ? Mathématiquement, l'éviter reste possible, mais il va falloir remporter une grosse dizaine de points en six rencontres, alors qu'on n'en a glané que 17 en 28 matches... Je ne comprends toujours pas, après le deuxième tour qui a été réalisé l'an dernier, comment on a pu ne pas travailler dans la continuité ! ”